lundi 8 juillet 2019

Lifeline



"Routine", I don't really like the word but I have to admit it saves my days. It may sound a little old fashioned. But, haven't I always been? Too old and too young.
I should have discovered it earlier. Routine is my gateway to freedom.

Whatever happens, the morning following a drunken night, a day with your heart torn apart, or just ordinary burn-out, stick to it like a lifeline.

Doesn't matter how you feel, wake up and move, do some sport, dress up, do something for you or clean something in the house, find what works for you and do it, every morning, or maybe, especially when you don't feel like doing anything. Move your body, even mechanically, without thinking, and the rest will follow, start to get back in the right order.

You might not do all you intended to every morning, but it doesn't matter. Less is still better that nothing. Try to add sport in your days, even if it's slow and soft. Try to find few minutes to breathe peacefully before thinking about the day awaiting for you. Try to remember love for what you have, a loving partner, some overwhelming children, a protecting house, or even just a peaceful place somewhere on earth.

And if this morning was just already perfect for you, let your routine add more productivity, freedom and happiness in your day.

jeudi 20 juin 2019

Tu exagères

- Arrête de te prendre la tête !
- Mais je ne le fais pas exprès.
- Il n'y a pourtant aucune raison.
- Alors pourquoi j'ai l'impression d'avoir encore dit ou fait, quelque chose qu'il ne fallait pas ?
- Parce que tu ressens un millionième comme un tout et tout comme un millionième. Tu exagères. Concentre-toi sur l'instant. Là, tu vois, tout va bien.
- Je n'y arrive pas. Les pensées ne s'arrêtent jamais.

Plus paniquée par un changement d'emploi du temps que par une tornade.
Pourquoi ? Je ne sais pas. La force de la nature nous dépasse. Cela a quelque chose de rassurant.
Et le reste du temps ? Essayer de tout contrôler, tout le temps. Echouer toujours. Recommencer encore. Comme réapprendre à marcher, un pas après l'autre, recommencer chaque matin, parfois quelques jours d'équilibre avant de chuter à nouveau. Douloureusement. Avant de se relever. Est-ce qu'ils vont se moquer ? Me sentir si seule quand ils sont tous là. Abandonnée. Et si simple quand il n'y a que moi.
Enfin, moi, et tout le reste, jamais vraiment de silence. Cela ne s'arrête jamais. Ecriture intuitive. Pensées infinies.

- Arrête de te prendre la tête !
Je ne peux pas. Arrête, arrête, arrête...
Enfin si parfois, quand je suis absorbée. Moment de flow béni. Moments effrayés par cette course effrénée. Comment trouver le temps ? Comment s'arrêter ?

Comment...



- Qu'est-ce qu'il y a encore ?
- C'est rien...
- Il va falloir arrêter d'y penser.
- Tu crois que j'y arriverai ?
- Bien sûr !
- Parce que je suis capable de tout ?
- Bien sûr.
- Du pire comme du meilleur. Enfin presque... Si seulement j'avais moins peur... Mais je progresse !
- J'espère bien !
- Sois gentil...
- Mais je suis toi.

Anima. Animus. Jiminy Cricket.
- Ah oui, ça j'aime bien !
- Et si on faisait une pause ?
- Truce ?
- Truce.

Fucking empathy.
- Tu exagères.
- Toujours, et pourtant je déteste ça.
- Je croyais qu'on avait dit qu'on arrêtait.
- Faut croire que j'y arrive pas.
- Et comment tu vas faire alors ?
- Je vais rien faire. Je vais vivre avec, c'est tout.

lundi 18 juin 2018

Ecrire

Si je résume : j'aime beaucoup l'idée folle (voir un peu débile même) de "No plot ? No problem !" : écrire un roman, soit 50 000 mots en 30 jours, quoi qu'il arrive, écrire pour écrire.
 
Ensuite tout le blabla sur où, quand, comment s'organiser, est moins intéressant pour moi (sûrement parce que j'ai déjà bien fait le tour des possibilités de mon agenda), et qu'étant donné où j'habite, je ne devrais pas avoir trop d'hésitation entre le Starbuck et la bibliothèque comme lieu d'écriture, peut-être entre le bureau et le jardin ?

Après avoir été très tenté par l'achat d'un bel ordinateur portable tout neuf, je me suis finalement rabattue sur un petit clavier pour ma p'tite tablette (j'essaye de me convaincre que je viens d'économiser 1000 € !). En tout cas, j'ai un brin de mobilité.
Par contre, j'ai adoré "Save The Cat".
Même si je n'ai pas vraiment l'intention d'écrire un scénario, ce que j'ai dans la tête ressemble pour l'instant beaucoup plus à des scènes d'un film qu'à un roman. Et cette façon de concevoir un scénario est, je pense, une excellente façon de concevoir une bonne histoire tout court, et fourni toutes les clés pour construire les scènes manquantes.

En mélangeant l'écriture irrationnelle de 50 000 mots (!) à la structure d'un scénario à la Blake Snyder, j'arriverais peut-être à quelque chose.
Soyons fous !

dimanche 17 juin 2018

Sauve qui poux !

Aujourd'hui, nous allons faire dans le glamour, avec une spéciale dédicace à Pef.

La lecture du grand frère à sa p'tite soeur ayant visiblement été trop efficace, je vais donc vous présenter mon kit anti-poux.

Il ne contient pas d'anti-poux classique acheté en pharmacie, et il est donc probablement plus économique, mais je suis sûre qu'il est aussi efficace, et en plus il soigne les cheveux au lieu d'attaquer le cuir chevelu de vos enfants (et/ou le votre).

Etape 1 : Asphyxier le pou (et tout le reste de la famille)
Faut-il vraiment vous rappeler que les insecticides c'est tout pourri, comme les antibiotiques ils induisent des résistances (et si ça se trouve ça tue aussi les abeilles...). Donc, on va plutôt les asphyxier, en les enveloppant dans un corps gras. Pour faire pas cher et pratique, j'ai un spray à l'huile d'olive (j'ai réutilisé un flacon L'or bio de Melvita #zeroplastic #zerowaste) mais vous pouvez utiliser ce qui vous plaît (et qui est bon pour les cheveux de préférence) : huile d'amande douce, huile de coco, huile d'argan, monoï... Appliquer sur toute la chevelure et faites un doux massage aux poux et aux cheveux. Munissez-vous ensuite de votre joli bonnet de piscine (pas celui en tissu, l'autre, qui est bien étanche et trop galère à enfiler) et envelopper chaudement tout ce petit monde. Laissez ensuite agoniser les poux 1h minimum, ou, si possible, le temps de la sieste ou toute la nuit c'est encore mieux.

Etape 2 : Peigner les poux (enfin, les cheveux plutôt)
C'est l'étape qui prend du temps mais c'est la plus importante, celle qu'il faudra recommencer tous les 2 ou 3 jours pendant 15 jours minimum pour être sûr de s'être débarassé de tous les petits parasites.
J'ai un peigne, ni métallique, ni électrique, mais qui a un petit rebord sur lesquels les poux restent bien coincé, après on peut les écraser gnngnngnn (il faut bien sûr savoir les reconnaître... voir la petite image adultes et oeufs, hmm), et qui se démonte pour bien se nettoyer.
Poux de tête et lentes

Etape 3 : Laver
Sans doute la partie la plus chère de mon traitement antipoux : j'utilise un shampooing antipoux bio de la marque Finessence (acheté à Biocoop). Je ne suis même pas sûre qu'utiliser un shampooing anti-poux soit indispensable, mais celui-ci est vraiment efficace pour enlever tout le gras dont vous avez enveloppé les cheveux, et il contient quelques huiles essentielles pour finir de faire fuir les poux.

Etape 4 : Rincer
Après avoir rincé le shampooing à l'eau, vous pouvez faire un rinçage au vinaigre de cidre (dilué à l'eau), en plus d'être un excellent soin après shampooing, l'acidité du vinaigre va permettre de détacher les lentes collées aux cheveux.

Etape 5 : Re-peigner les poux (pour qu'ils soient vraiment très bien coiffés)
Vous en avez marre, votre enfant aussi, mettez un bon film/dessin animé à la télé, mais y'a pas de miracle, il faut peigner, encore et encore, tout les 2, puis 3, puis 4 jours, si vous n'avez plus rien vu au bout de 15 jours, vous pouvez arrêter, enfin ! Car c'est environ le temps qu'il faut à la lente pour devenir un pou adulte.

Et voilà, vous avez vaincu les bêtes, et vous avez de magnifiques cheveux, parce que vous le valez bien ! Inutile de passer toute la maison à la javel, lavez les draps si vous voulez, mais les poux ne survivent pas longtemps loin de la tête et ne savent pas sauter, donc ils se transmettent essentiellement par contact direct. En revanche, ils savent nager, alors gare aux sessions piscine.

Et à bientôt  !

mercredi 16 mai 2018

P'tite fleur

Aujourd'hui je plie des petites brassières,
Parce que sur ta poitrine
Poussent des collines,
Comme l'a dit ton frère.

De ce bébé si fragile,
Que j'avais peur de casser,
Est née une jeune fille
Pleine de belles idées.


J'aimerais pouvoir te dire de faire confiance à la vie, mais arrête de râler :
Y'a des enfants qui n'ont pas de toit, ni de robe pour s'habiller !
Est-ce que tu vas me croire ?
Bébé, c'est toi qui me souriais,
Pour me rassurer, ou simplement me rappeler
Que tu étais heureuse, heureuse de vivre.

Mais tu commences à douter :
Pauvre Maëlys, maman, qu'est-ce qui lui est arrivé ?
Tu sais que les garçons peuvent être bizarres.
Tu n'as pas peur, tu es grande :
Tu peux te défendre.
Pourvu que ce soit vrai.

Protège ton corps, et prends soin de toi,
Éternellement, ma princesse de Narnia.

dimanche 22 octobre 2017

Heureux hasard


Depuis quelques mois, j'ai une liseuse. (Il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis ?) Bref, après avoir juré que jamais je n'aurais ça, parce que j'aime les livres, j'aime le papier, j'aime les tenir dans mes mains, je n'aime pas lire sur un écran...

Mais, il m'est arrivé d'acheter un livre qui s'est avéré totalement dépourvu d'intérêt, en plus d'être déçue d'avoir dépensé de l'argent pour ça, il me fallait maintenant trouver comment m'en débarrasser... Si j'avais eu une liseuse, le livre m'aurait coûté moins cher et n'aurait pas encombré mes étagères.

Décision prise, mon chéri m'a offert une liseuse à Noël.

J'ai découvert que l'écran des liseuses n'a rien à voir avec celui d'un ordi ou d'un téléphone portable, j'ai découvert le plaisir de recevoir mon livre dans la seconde où je l'avais commandé (à un prix réduit), et la possibilité de lire gratuitement des extraits de centaines de livres. Souvent ces quelques pages suffisent à donner une bonne idée du contenu du livre et de la façon dont il est écrit, il suffit de quelques minutes pour savoir si on souhaite l'acheter ou pas.

Après avoir lu un certains nombre de livres qui m'avaient plu, ou, au moins, apporté quelque chose de nouveau, comme MiracleMorning, Ikigai (le secret desjaponais pour une vie longue et heureuse) ou Le livre du Hygge, j'étais un peu à court d'idée. Pour une fois, j'ai jeté un œil aux suggestions... puisque je pouvais toujours lire un extrait gratuit pour voir.


J'ai donc lu celui de Gretchen Rubin, The Happiness project, et j'ai décidé... de ne pas l'acheter.

C'est bon, j'avais compris l'idée : elle allait prendre des résolutions chaque mois pendant un an, et essayer de s'y tenir, pour devenir plus heureuse. Rien de bien original là dedans. Je me suis dis que ça n'allait rien m'apporter de plus. Mais en voulant supprimer l'extrait, une conjugaison de mauvais réseau wifi et de cliquage intempestif fit que je me retrouvais à avoir en fait acheté le livre ! Je ne voyais même pas de possibilité d'annuler la commande. D'abord agacée d'avoir dépensé de l'argent contre mon grès, je me dis finalement que ce n'était pas si grave, une dizaine d'euros, et que maintenant que je l'avais, je n'avais qu'à le lire pour voir.


Des résolutions, oui, mais pas seulement, cette femme avait aussi visiblement lu, et relu, des centaines de livres, et des études de toutes sortes, parfois très saugrenues sur les statistiques du degré de bonheur dans un couple ou ailleurs. Comment mesure-t-ils ça d'ailleurs ?
Elle semblait du genre à se documenter de façon extensive sur chaque nouveau sujet qui l'intéressait. Une chercheuse quoi ! Et ça, ça me parlait.

J'ai donc lu son Happiness Project, ces citations poétiques ou politiques, ces réflexions personnelles, ces études étranges, ces formules secrètes du bonheur.

Et cela m'a donné de plus en plus envie d'en commencer un aussi.

Quoi, qu'en y repensant, j'ai peut-être déjà commencé, il y a un certains temps. Quand j'ai voulu accoucher sans que personne me fasse chier juste normalement, en respectant la physiologie de la naissance, sans intrusion médicale inutile... début d'une utopie qui deviendra réalité.

Ce sont définitivement mes enfants qui ont enclenchés les révolutions majeures de ma vie. Parfois pour de douloureuses raisons, la souffrance d'un accouchement, un allaitement perdu, la difficulté à éduquer, une dépression post-partum... tous ces questionnements, ces ras-le-bol (et Google !) ont transformé ma vie.

J'ai appris à accoucher, à allaiter, à soigner un nourrisson, à le porter, j'ai même découvert que, sans le savoir, j'appartenais à une case sociale : celle des mamans maternantes (ben oui, les papas on s'en fout, comme d'hab !). Moi, qui n'aime pas les enfants (ça me fait peur et ça fait du bruit) et qui ne fait pas de bisous-gaga aux bébés que je ne connais pas... qui l'eût cru.

Chaque fois qu'un problème me semblait inacceptable, insupportable, j'essayais de trouver une solution.
Les couches lavables, le portage, le co-dodo, l'éducation positive/sans violence (mais ça, j'y arrive que quand-j'ai-le-temps-et-que-je-suis-pas-crevée-bordel-de-merde), et puis, plus tard, la méthode FlyLady, dans l'espoir de maîtriser cette organisation familiale, la cohérence cardiaque, découverte grâce à Chute libre de Mademoiselle Caroline, plus récemment Zéro déchet de Béa Johnson et la méthode Konmari, en me disant que moins je possèderais de choses, moins j'aurais de choses à ranger dans cette maison. Marie Kondo que j'aime d'amour, parce qu'elle parle à nos sentiments et non à notre raison, et que mes sentiments sont sans aucun doute ce qu'il y a de plus puissant dans ma vie.

Toutes ces recherches et ces tests avaient pour but de m'aider à aller moins mal, à m'en sortir, et ça a plutôt bien marché. Le temps, les enfants qui grandissent et pas mal de sport, m'ont aussi aidé à retrouver une forme physique normale.
Bref, je suis plutôt très heureuse aujourd'hui. Et pourtant, il y a toujours tant de choses qui m'agacent, je crie toujours trop, cette colère plus forte que moi, cette paralysie quand je suis submergée... Il y a tellement de choses que je voudrais améliorer.

Alors pourquoi pas un Happiness project, j'aime la routine mais j'ai aussi besoin de vivre des choses nouvelles régulièrement, pas trop exotiques, ni trop effrayantes, mais j'aime toujours apprendre, j'ai envie de faire beaucoup de choses et toujours l'impression de ne pas avoir le temps. Quoi de plus idéal que d'essayer de mettre en place quelques routines concrètes chaque mois, choisir le jour et l'heure de mes petits bonheurs pour enfin les réaliser, être fière de réussir... ou pas, ça n'a pas vraiment d'importance.

Tout le monde atteindra le même but à la fin de sa vie. J'ai juste envie de choisir un chemin qui me rendra un peu plus heureuse chaque jour, et peut-être qu'en passant je pourrais apporter un peu plus de bonheur à ma famille et à ceux que je croiserais sur ma route.