dimanche 1 mars 2015

De grandes questions en petites révolutions

Autant que je m’en souvienne, je me suis toujours posé beaucoup de questions. J’ai posé beaucoup de questions à ma mère. (Je comprends aujourd’hui à quel point.…………… Grâce à sa petite fille !!!) J’ai toujours voulu comprendre comment et pourquoi. En y repensant, je crois qu’il y a longtemps que je cherche à comprendre le mystère de la vie : quand et comment est-elle apparue ? Qu’est-ce qui a poussé les atomes et molécules à s’assembler pour former quelque chose de vivant ? À ce propos, je viens de trouver un élément de réponse important dans un des derniers Science & vie.
 
C’est peut-être aussi pour ça que la maternité m’a autant fait évoluer. J’ai recommencé à me poser des questions pour comprendre ces mécanismes étonnants, magiques, la physiologie quasi-miraculeuse de la naissance, l’allaitement, le peau-à-peau…

Mais même si je remercie ma mère d’avoir supporté toutes mes questions, je dois avouer que ce qui a peut-être le plus révolutionné ma vie, c’est d’avoir à peu près le même âge qu’internet (J’ai dis « à peu près », d’accord... !)


Le premier ordinateur que j'ai su utiliser
Pourtant, je n’étais vraiment pas partie du bon pied avec ce truc. Je me souviens de mon premier essai de recherche sur internet (Yahoo même… Oui, on a compris, je rajeuni pas) : un espèce de tournage en rond qui n’aboutissait nulle part, sinon à une grosse frustration, une longue perte de temps, et aucune réponse.
Il faut dire qu’à l’époque (oui, c’était encore le XX° siècle !), les ressources ne devaient pas être les mêmes qu’aujourd’hui et ma technique de recherche n’était peut-être pas très au point ! (Alors que maintenant je pense mes questions en mots-clés pour requête Google, oui, je me fait un peu peur à moi-même !)

Bref, j’ai oublié quelques temps cet outil décevant.
Jusqu’en 2002 environ.
L’année où j’ai commencé - devinez-quoi ? - à faire de la recherche !
J’ai donc été apprenti-chercheur, thésarde, doctorante… appelez ça comme vous voulez. Et pendant ces quelques années, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes dont l’intelligence m’a particulièrement marquée.
Merci !
Parmi ces personnes, il y avait une amie qui cherchait, et trouvait, sur internet, la réponse à toutes nos questions existentielles : « Pourquoi après Mardi-gras, c’est Les cendres ? », « Et pourquoi ça s’appelle comme ça, d’abord ? », « Truc-machin, ça s’accorde au pluriel ? », « On met un s à truc ET à machin ? »…
Elle m’a passé ce virus et je ne la remercierais jamais assez.

Il y a tellement de choses que j’ai cherché par hasard sur internet et qui ont ensuite changé ma façon de vivre :
  • Les couches lavables : J’en avais entendu parler quelque part, ça existait encore ce truc de grand-mère ??? En glandant sur internet pendant ma première grossesse, j’ai trouvé quelques infos, elles avaient bien évoluées les couches de mémé. J’ai essayé pour voir… Et depuis 7 ans et demi, sur mon fil à linge, les couches sèchent à côté des bodies.

  • L’allaitement : Après avoir « raté » un premier allaitement alors que je n’avais aucun problème physiologique, mais aussi aucun accompagnement médical compétant (je ne vous recommande donc pas mon pédiatre de l’époque !), je n’avais vraiment pas envie de revivre cette déception, dépression, regrets, tristesse, « et si j’avais su », une deuxième fois. J’ai trouvé le site de La Leche League. Et j’ai allaité mon deuxième enfant. Au bout de 6 mois d’allaitement exclusif, tout en ayant repris le travail, j’ai enfin réalisé que j’avais réussi. J’allaitais et je travaillais : je me sentais Wonder Woman. Je ne m’étais jamais sentie autant moi-même et aussi libre (n’en déplaise à Elisabeth Badinter).
  • L’accouchement : C’est aussi sur internet que j’ai trouvé les coordonnées de la sage-femme qui m’a permis d’accoucher à domicile pour la première fois.



Voilà, ma vie aujourd’hui est sans doute ce que je pouvais espérer de mieux.
J’ai un « château » et j’ai épousé le jardinier !
J’ai quatre enfants en bonne santé.
Grâce à ma petite dernière, j’ai vécu un accouchement parfait.
J’allaite toujours et cela m’aide beaucoup à tenir le coup face à la fatigue et au stress du quotidien.
Je me fais à l’idée que je n’aurais plus de tout petit bébé.
D’ici deux ans, je pourrais peut-être faire des nuits complètes, retourner au cinéma un peu plus souvent, voyager avec mes enfants (?).

Je crois que ça va être chouette.

Je vous en reparle quand ils seront tous les quatre adolescents ! ;-)

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