mercredi 30 septembre 2015

Zumba-thérapie

Je sais, je n'ai jamais été grosse, même enceinte les gens me trouvaient mince, à l'exception de ce ventre énorme qui sortait de moi.
Je n'ai donc aucune raison de me plaindre, encore moins de pleurer.
Et pourtant, après quatre grossesses, je me suis rendue compte qu'en fait, j'étais plutôt bien foutue quand j'étais ado. Mais ça, c'était avant... Et je ne retrouverais jamais ce corps là.

Je me suis quand même dit qu'il fallait que je fasse un minimum pour améliorer l'état des choses.

Il y avait un cours de Zumba pas loin de chez moi, comme le concept m'avait toujours fait envie, j'ai voulu essayer.
Je suis donc allée à un premier cours pour voir (sans prendre de bouteille d'eau). J'ai cru que j'allais crever ! Je suis ressortie écarlate des quarante-cinq plus longues minutes de ma vie.
Sept ans et quatre grossesses que je n'avais pas fait un sport digne de ce nom. J'avais peut-être fait une ou deux heures de ski et deux randos en montagne accessibles aux enfants de moins de trois ans.
Sept ans plus tôt, j'avais arrêté les cours de fitness, parce que j'avais la tête qui tournait... Je n'en étais pas encore sûre mais j'étais enceinte de ma première petite mademoiselle.

Pendant sept ans, mon seul sport a donc été de porter mes enfants, changer des couches, donner des bains et travailler aussi. Faire cours était peut-être ce que je faisais de plus sportif dans ma vie. En tout cas, ça m'a fait mincir, ou plutôt perdre du poids, car cet espèce de ventre flasque, lui, était toujours là.

Zumba donc. Au deuxième cours, j'avais ma bouteille d'eau. Ce n'était pas très pédagogique comme cours : pas d'apprentissage de la chorégraphie au ralenti, non, à l'attaque direct, histoire de se sentir larguée en plus de se sentir vieille.
En revanche, c'était dynamique ! Un peu trop, même, pour mon périnée : et encore un motif de plus pour déprimer...
Mais j'ai persévéré. J'avais payé aussi : ça aide à se sentir obligée d'y aller.
J'ai fini par arriver à me détendre un peu et suivre la musique, laisser un peu le corps prendre le dessus sur le cerveau.

Le plus dur, c'était les miroirs. Je me suis rendue compte que j'étais incapable de me regarder. Par contre, je voyais à quel point les autres étaient jeunes et minces et mieux habillées et...
Ne pas se comparer aux autres ! Plus facile à dire qu'à faire.

J'ai mis plusieurs mois pour y arriver.
Avec l'aide d'un mari qui me trouve belle quoi qu'il arrive et en me rappelant que ce corps là avait été la maison de quatre merveilleux bébés. #loveyourlines

Grâce aux Maternelles sur France 5 (encore !), j'ai  aussi découvert Lucile Woodward. J'ai acheté Un ventre plat, c'est malin et Objectif : un corps canon !, (oui, pour se fixer un modeste objectif !). J'ai un peu changé ma façon de manger. Je me suis mise à faire le tour du "pâté de champs" autour de chez moi. Au début, je n'étais même pas capable de faire le tour entier en courant. À la fin de la semaine, si. La deuxième semaine, j'ai même réussi à faire deux tours.

Je pensais que je ne trouverai jamais le temps de faire ça. Mais pour une pareille bonne cause, mon mari ne pouvait pas dire non. Alors il fait le repas ET s'occupe des enfants pendant que je cours. Quand je rentre, je n'ai plus qu'à mettre les pieds sous la table (et me doucher aussi !). Le bon plan, quoi ! :-)

Je n'y arrive pas tous les jours, mais je me dis que peu, c'est toujours mieux que rien.

J'ai perdu plusieurs kilos et je re-rentre dans ce pantalon blanc que je trouve si beau.
Le revers de la médaille, c'est que je n'ai plus vraiment de vêtements à ma taille maintenant !

Le plus dur sera sans doute de garder ces bonnes habitudes car l'évolution n'est plus aussi flagrante que les premières semaines. Mais ce changement n'affecte pas que le corps : c'est surtout une véritable thérapie.

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